La coopérative investit sur l'avenir en pariant sur les jeunes éleveurs. Rencontre

Charlie Bertin découpe canard le republicain
9/09/2010
Le républicain 09 Septembre 2010

Le républicain jeudi 9 septembre 2010 | Vie économique

La coopérative se dynamise

Charlie Bertin découpe canard le republicain

Créée il y a plus de trente ans maintenant, la coopérative Palmagri se porte bien et même très bien, résistant vaillamment à la crise actuelle et surtout au marasme qui touche actuellement bien des agriculteurs.

Pas de miracle, mais une réalité toute simple: l'implication de fait des éleveurs-gaveurs qui ont fondé la coopérative, une capacité à évoluer avec son temps, à s'adapter à la clientèle tout en maintenant une éthique de production pour des produits du terroir de haut de gamme. Une des forces de Palmagri, c'est également sa proximité avec la clientèle qui n'est jamais déçue. Bien sûr, un certain nombre d'éleveurs partent à la retraite, mais d'autres prennent la relève assurant la pérennité de l'entreprise et de ses 13 salariés. Comme le souligne le directeur Mr Demaegdt: «Noms venons d'intégrer 3 jeunes producteurs pour 2010, d'autres dossiers sont en cours. Il y aura d'ici la fin de l'année, 21 producteurs et 22 début 2011. En 2009, nous avons traité 46.000 canards, 47.700 en 2010 et 50.000 sont prévus pour 2011.»

 

Le pari de Charlie Bertin, nouvelle recrue.

On peut dire que Charlie Bertin et quelques autres reprennent le flambeau de toutes ces agricultrices courageuses et volontaires qui ont eu l'excellente idée de créer la coopérative dans les années 70. En effet, à 24 ans, Charlie s'est lancée à son tour dans l'aventure et depuis mars elle apporte ses canards à la coopérative. Après avoir obtenu un bac pro-agricole, travaillé un peu dans la restauration, effectué une semaine de stage, elle a créé son exploitation le 2 octobre dernier à Cazats. Elle le reconnaît: «J'aime les bêtes, je voulais faire de l'élevage et j'ai de la famille qui fait déjà du canard. J'ai eu l'opportunité d'acquérir en fermage 1 hectare plus un bois et grâce aux aides apportées aux titulaires du bac pro, j'ai ' pu investir et me lancer». Comme Charlie, d'autres jeunes se laissent tenter par l'aventure, ce qui, dans un contexte économique morose, est de bonne augure et leur permet de rester travailler au pays et d'y gagner correctement leur vie.

 

Un nouveau président au conseil d'administration

Ancien trésorier de la coopérative, Philippe Birepinte fait partie intégrante de l'entreprise depuis 1998. Il vient d'être élu président au mois de juillet, prenant le relais de Jacques Dudit qui en a assumé la fonction pendant 6 ans et qui s'approche tranquillement de la retraite. Homme dynamique, il souhaite:
«S'inscrire dans la continuité bien sûr en se fixant comme objectifs le remplacement progressif des adhérents afin de maintenir l'outil de travail, assurer une vente directe aux particuliers et développer de nouveaux marchés. Actuellement, les agriculteurs sont de plus en plus inquiets quant à leur avenir, surtout les producteurs laitiers. Certains abandonnent cette activité aussi contraignante que peu lucrative pour se tourner wrs l'élevage de canards. Pour les nouveaux adhérents, l'investissement est peu important d'autant si on a la chance de posséder 4 ou 5 hectares. Lorsqu'on commence h élever les canards, trois mois après, on perçoit un salaire; ensuite s'installe un roulement et donc un revenu régulier. Si la qualité est toujours notre souci numéro un et le cahier des charges ai fait foi, le but est également de pouvoir faire en sorte que les éleveurs-gaveurs et les salariés voient leur salaire augmenter sensiblement».

Et pour ceux qui cumulent gourmandise et curiosité , Palmagri propose toujours des stages de cuisine du canard entier. Les stages ont lieu actuellement au restaurant Portet à Grignols. Quelques samedis sont encore disponibles. Ne pas hésiter à appeler rapidement au 05.56.65.40.81 pour s'inscrire.

Le républicain du jeudi 09 septembre 2010 - M.-F.M.

 
Le républicain jeudi 9 septembre 2010